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SHADOW OF THE TOMB RAIDER : PARIS 2018

Après Londres en avril, c’est à Paris que Tomb Raider Source a été invité, le mardi 24 juillet 2018, pour un nouvel event Shadow of the Tomb Raider. Cette fois-ci, nulle démo courte de présentée, mais bien le début du jeu avec environ 04h00 de gameplay (incluant la démo de Londres) manette en mains.

Si vous avez lu mes lignes concernant l’event de Londres, vous savez dors et déjà que je n’avais pas vraiment apprécié le jeu à cette époque, évoquant principalement de l’action déjà vue à de multiples reprises dans d’autres jeux vidéo, films, séries… le tout couplé à un rendu visuel pixelisé qui m’avait laissé de marbre, trouvant le jeu moins beau que Rise of the Tomb Raider, et donc forcément dommageable pour une suite.

Mais oubliez Londres et mon ressenti, car c’est du passé. Ces 04h00 de gameplay parisien m’ont conquis au point de me demander quel était l’intérêt de la démo dévoilée à Londres, qui ne rend absolument pas justice au jeu en lui-même. Shadow of the Tomb Raider est différent de ses prédécesseurs. Il possède une ambiance propre, une narration travaillée, bref, je dirai qu’il possède tout simplement une âme !


PRÉSENTATION DU JEU PAR EIDOS MONTREAL

Comme à Londres, Shadow of the Tomb Raider nous a d’abord été présenté par des membres de l’équipe d’Eidos Montreal avant de pouvoir y toucher. Se sont deux développeurs : Heath Smith (Lead Game Designer) et Jason Dozois (Narrative Director) qui nous ont parlé du jeu, le temps d’une introduction en vidéo.

C’est ainsi que les deux acolytes nous expliquent que Shadow of the Tomb Raider sera l’occasion de découvrir des moments décisifs dans la vie de Lara Croft. Des moments qui vont la mener à devenir celle qu’elle a toujours été destinée à devenir : Tomb Raider.

Dans cette conclusion, Lara poursuit son combat contre la Trinité, une organisation secrète découverte précédemment, qui est responsable de la mort de son père, tout en tentant de sauver le monde d’une apocalypse Maya, représentée sous la forme d’un tsunami, d’un terrible tremblement de terre et de bien d’autres surprises toutes aussi spectaculaires… Elle sera confrontée au cours de son périple à des choix qui vont la définir et l’aider à préserver le futur de notre humanité. Elle est plus capable et calculatrice que jamais, et tant mieux, car elle devra principalement affronter les dangers d’une jungle hostile et brutale.

Pour ce faire, Lara deviendra une prédatrice aguerrie et utilisera ses capacités dans le but de provoquer la peur chez ses ennemis. Elle utilisera l’environnement pour y parvenir, comme les murs de vignes, que nous connaissons, dans lesquels elle pourra se dissimuler. Elle pourra également utiliser les plantes environnantes pour accroitre ses sens le temps d’un instant, mais aussi fabriquer des munitions plus meurtrières aux propriétés spécifiques.

Une nouvelle palette de mouvements lui sera attribuée pour approfondir l’exploration des lieux. Lara pourra courir le long des parois rocheuses en étant accrochée à son grappin, ou encore descendre en rappel pour atteindre des zones inaccessibles depuis sa position. De plus, l’exploration sous-marine fera partie intégrante de son périple. De nombreux dangers l’attendent sous l’eau, à commencer par la faune, représentée par des murènes ou encore des bancs de piranhas qui n’hésiteront pas à vous saigner à la moindre occasion. Il faudra alors vous cacher et bien gérer vote oxygène pour ne pas risquer l’asphyxie, tout en essayant de découvrir les différents secrets qui se cachent dans ces tunnels submergés, sombres et meurtriers.

Les hubs seront de la partie et plusieurs vastes zones d’explorations attendent Lara Croft, dont le village de Paititi. Vous pourrez ainsi y découvrir d’anciennes cultures et en apprendre davantage sur les occupants des lieux. Lara se montrera respectueuse et très intéressée par ce qu’elle va découvrir dans ces zones pavées de quêtes annexes, d’énigmes sociales et bien évidemment de tombeaux. En parlant de ces derniers, vous en trouverez de différentes sortes, tantôt terrifiants, tantôt meurtriers, et plus encore… On a même évoqué la présence d’au moins un tombeau submergé ! Bref, vous l’aurez compris, les deux développeurs nous promettent une aventure épique afin de découvrir enfin ce que nous attendions tous depuis 2013 : un Tomb Raider.


GAMEPLAY

Si vous avez suivi l’actualité de Shadow of the Tomb Raider depuis Londres et avec l’E3 2018, vous avez pu avoir confirmation des nouveaux mouvements de Lara Croft dans le jeu en vidéo à de multiples reprises, en plus des anciens. Je ne vais donc pas m’attarder sur ces derniers, préférant vous parler des nombreuses améliorations de Lara qui vous attendent, et surtout de son arbre à compétence.

Dans Shadow of the Tomb Raider, Lara possède donc un arbre de compétences tricolore dans un style Maya, via les différents feux de camps, qui se divise en trois catégories distinctes, à savoir une par couleur. Vous avez tout d’abord le côté bleu représenté par un œil, qui correspond aux compétences de « CHERCHEUR » de Lara Croft. Elle permettent d’améliorer les capacités d’exploration et d’observation de notre aventurière. Vient ensuite le côté orange, représenté par une dague et des flèches croisées, avec les compétences de « GUERRIER », qui augmentent les capacités de combat et des armes de Lara. Enfin, la dernière catégorie en vert, avec comme emblème une flamme, représente les compétences de « PILLEUR », qui permettent d’améliorer les techniques de fabrication et de furtivité en cours de jeu. Vous devrez toutefois monter en expérience en réalisant différentes actions dans le jeu afin de gagner des points de compétences à dépenser dans une de ces trois catégories afin de faire de Lara Croft une véritable Tomb Raider.

L’arbre de compétences est donc au service du gameplay et vous permettra de réaliser des actions que vous ne pouviez pas forcément réaliser en début d’aventure, mais aussi devenir plus endurant en tout point et d’aiguiser vos sens. Personnellement, j’ai beaucoup amélioré au cours de cette session de gameplay les compétences de Chercher et de Pilleur. J’ai pu ainsi voir l’environnement sous un tout nouveau jour, un peut à l’image d’une vision d’aigle améliorée d’un Assassin’s Creed, où chaque élément du décor pouvait apparaître en surbrillance et même de différentes couleurs afin de m’aider à progresser dans l’aventure. Et ce qui m’a marqué était le fait que, parfois, presque la totalité des décors étaient utilisables.


ENVIRONNEMENTS ET HUB

Shadow of the Tomb Raider est clairement le plus beau jeu de la trilogie, contrairement à ce que j’avais pu en voir à Londres. La jungle trône ici en maître et fourmille de détails à perte de vue. Bien entendu, si vous attendez de Shadow of the Tomb Raider des graphismes à la Uncharted 4 ou encore à The Lost Legacy, passez votre chemin, car les développeurs n’ont pas les mêmes outils et à mon sens la franchise de Naughty Dog reste encore bien au-dessus de celle de Square Enix. Mais, il serait tout de même hypocrite de dire que ce que j’ai eu en mains était de piètre qualité, bien au contraire.

Les environnements restent vastes et il m’est même arrivé de pouvoir me perdre. Oui, me perdre. Peut-être que ça ne vous surprend pas, mais moi j’ai toujours eu un GPS intégré dans la tête, que ce soit dans la vraie vie ou dans les jeux vidéo, j’ai rarement besoin d’afficher la map ou de regarder où je me situe pour m’orienter après être passé une seule fois par un endroit (Uncharted, Assassin’s Creed, Horizon, The Division…), et pourtant j’ai bel et bien réussi à me perdre dans le jeu. Vous allez donc pouvoir retrouver une sensation d’immensité dans certaines zones, et parfois y découvrir quelques surprises, car au final en me perdant j’ai découvert une zone qui visiblement devrait être accessible plus tard dans le jeu, à condition de posséder le matériel adéquat.

Le hub dans lequel nous avons pu mettre les pieds était un fin mélange de jungle, de ruines, de grottes, de zones surélevées, de zones submergées, de tombeaux, de temples traditionnels mais aussi de village et de civilisation contemporaine. C’était relativement immense à explorer (je n’ai d’ailleurs pas pu tout faire) et pourtant nous ne nous trouvions pas dans le fameux village de Paititi, annoncé comme étant la plus vaste zone d’exploration du jeu.


TOMBEAUX

Ils sont retour, et ça fait du bien ! Dans Shadow of the Tomb Raider les tombeaux sont plus présents que jamais et même parfois complexes et mortels. Au cours de mon périple dans la jungle, j’ai pu expérimenter de nombreux tombeaux, tous avec un design et une énigme différente.

Je ne souhaite pas en dire plus pour vous laisser la surprise, mais sachez que j’ai tout de même passé 15 minutes dans un tombeau à essayer de résoudre une énigme sans succès. J’ai fini par en ressortir, agacé, mais heureux de ne pas avoir su aller jusqu’au bout, retrouvant ainsi l’âme et la difficulté des anciens Tomb Raider.


NIVEAUX DE DIFFICULTES

Il existe quatre niveaux de difficultés dans Shadow of the Tomb Raider : « facile », « normal », « difficile » et « obsession mortelle », que vous allez pouvoir mixer en fonction de votre expérience de jeu, au niveau des combats, de l’exploration et des puzzles. Par exemple, vous pouvez choisir des combats « difficiles », des puzzles « faciles » et une exploration en mode « normale ». Cela aura pour effet de modifier directement et instantanément des états dans le jeu afin que vous puissiez expérimenter Shadow of the Tomb Raider en fonction de votre humeur du moment. Seul le mode « obsession mortelle » ne pourra pas être modifiable. Vous allez donc pouvoir enfin vous débarrasser du balisage blanc sur les corniches qui nous a tant fait bondir dans le reboot, et dans Rise of the Tomb Raider.


NARRATION ET AMBIANCE

Le point fort des 04h00 de gameplay de Shadow of the Tomb Raider, à mon sens, est le soin minutieux apporté à la narration du jeu. Dès les premières minutes par exemple, Lara se retrouve acculée, blessée, en situation délicate, devant décoincer sa jambe d’un éboulement afin de sortir d’une crevasse souterraine, et à cet instant, on retrouve cette sensation claustrophobique, poussiéreuse et intimiste qui transpire l’écran par le biais du soin apporté à la narration et à l’angle de la caméra. L’environnement aide à raconter une histoire, à créer une ambiance. Il aide à l’immersion. Il n’est pas juste une coquille vide posée là pour être explorée puis oubliée après notre passage.

La jungle elle-même prendra d’ailleurs vie sous mes yeux, tant la diversité de la faune (oiseaux, insectes, poissons, grenouilles, tapirs, jaguars, singes…) et de la flore est immense. Vous allez aussi bien parcourir des lieux poétiques et ensoleillés que des lieux sombres dans lesquels vous n’aurez pas vraiment envie de trainer, en raison de la présence de prédateurs autour de vous, tels que les jaguars, prêts à vous faire comprendre qui sont les maîtres des lieux, mais pas que. Car quelque chose rôde dans la jungle. Quelque chose de différent et de dangereux. Quelque chose que ces 04h00 de gameplay nous ont longuement teasé à plusieurs reprises mais que nous n’avons pas pu véritablement observer distinctement. Il existerait dans cette jungle une légende, faisant état de sortes d’autochtones ou de créatures, véritables prédateurs des ombres qui seraient là pour protéger quelque chose… ou simplement se repaitre de chaire humaine… toujours est-il que l’ambiance glauque, aussi bien visuelle que sonore, aide à faire ressortir la peur chez le joueur et à rester sur ses gardes au fur et à mesure de sa progression.

Les dialogues sont eux aussi plus profonds et intéressants. Je dois avouer que depuis le reboot de 2013, je n’ai jamais apprécié particulièrement le personnage de Jonah Maiava, que je trouve insipide au possible et juste là pour créer l’illusion que Lara possède une vie sociale bien établie. Dans Shadow of the Tomb Raider, ou du moins au cours de ces 04h00 de gameplay, Jonah a su pour la première fois me conquérir. Il a pris vie sous mes yeux. Il parle avec Lara de son passé, de ses inquiétudes, de sa famille, les deux amis peuvent même avoir une longue conversation autour d’un feu de camp un soir dans la jungle. Leur amitié est palpable, jusque dans leurs disputes, et ils n’hésiteront pas à nous livrer leurs émotions sans filtre, ni gêne, ce qui laisse présager une aventure bien plus intéressante que dans les opus précédents.


EN BONUS

  • Des marchands vous attendent dans certaines zones, auprès desquels vous allez pouvoir troquer différents objets ou encore des armes, pour progresser dans l’intrigue.
  • De très nombreuses tenues sont promises dans le jeu, dont à nouveau l’ancien skin de Lara Croft version classique et la tenue de L’Ange des Ténèbres.
  • Des cinématiques plus intimistes et même parfois relativement longues.
  • De nouveaux personnages secondaires inédits sont à découvrir dans Shadow of the Tomb Raider.
  • Et si Jonah tombait amoureux ?
  • De nombreuses références vous attendent, en lien avec les précédentes aventures de Lara Croft.
  • Le Manoir Croft n’a pas été confirmé par les développeurs, n’ayant pas le droit d’en parler bien évidemment, mais ils sont conscients de l’importance de la bâtisse pour les joueurs.
  • Le collector Ultimate Edition de Shadow of the Tomb Raider n’est disponible que sur la Square Enix Boutique et en liste d’attente, étant en rupture de stock.

En conclusion, Shadow of the Tomb Raider est une sorte d’ovni que j’ai bien l’intention de parcourir de fond en comble à sa sortie. Je dois avouer avoir été surpris par le jeu et par les efforts fournis par les développeurs au cours de ces trois années d’écriture, pour nous proposer une conclusion digne de ce nom à cette trilogie. J’ai véritablement ressenti différentes émotions au travers de mon expérience de jeu sur ces 04h00 de gameplay et je n’arrive pas à imaginer Shadow comme un Rise 2.0. Shadow est autre chose, quelque chose de plus abouti, plus évolué, plus immersif et plus intéressant, et il pourrait très bien être le Tomb Raider que j’attends depuis le début. Réponse le 14 septembre 2018.

© TOMB RAIDER SOURCE

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